La voix est libre

Une émission hebdomadaire de Picasoft sur la radio locale et associative compiégnoise Graf'hit sur 94.9FM. http://grafhit.net

Ces podcasts sont disponibles sous licence CC BY https://creativecommons.org/licenses/by/3.0/fr/

La Ğ1 et la toile de confiance

Graf'hit 94.9FM

L'interview

Nicole et Jérémy, utilisateurs de la monnaie libre Ğ1, ont été interviewés par Rémi lors d'un Apéro Monnaie Libre à Paris en juin 2019.

L'échange

  • La Ğ1, une monnaie libre.

  • Comment on obtient de la Ğ1, il en faut bien pour acheter des trucs ?

  • Mais on peut aussi avoir des Ğ1 en touchant le Dividende Universel (DU). C'est quoi le DU ?

  • Problématique du double DU : donc comment identifier les personnes qui touchent le DU ?

  • Principes de la toile de confiance.

Le quiz

On a vu que pour devenir utilisateur de la Ğ1, il suffit de se créer un compte portefeuille et que tout le monde peut le faire en quelques minutes. En revanche, pour devenir membre et toucher le DU :

  1. Il me suffit de créer un compte avec mon adresse mail (comme pour être utilisateur)

  2. Je dois ouvrir un compte membre, puis y associer mon numéro de carte d'identité

  3. Je dois ouvrir un compte membre, puis rencontrer des membres et faire certifier ce compte par 5 personnes

  4. Je dois ouvrir un compte membre, puis l'activer en payant une somme de 10€

La musique

Fade Away part II par Le Lab, sur le label Marée BASS Productions

https://www.mareebass.fr/lelab

Licence CC BY-SA

Le générique

Near death experience par Marker beacon (album Dead frequencies),

http://www.markerbeacon.org/?page_id=71

Licence CC BY-SA

Enregistrement

Émission enregistrée le 7 octobre 2019 dans les locaux de Graf'hit.

La monnaie libre arrive à Compiègne

Graf'hit 94.9FM

L'interview

Squeeek nous fait un petit résumé de son passage à l'UTC en mars 2019, lorsqu'il était venu nous présenter la monnaie libre.

L'échange

  • La Ğ1 est une monnaie électronique

  • On fait des échanges lors de rencontres ou via une place de marché en ligne (Gchange)

  • La Ğ1 est gérée via une blockchain

  • Quel est le rapport entre la Ğ1 et la monnaie libre

Le quiz

Qu'est ce qu'une crypto-monnaie ?

  1. Une monnaie locale

  2. Une monnaie obscure destinée à faire des choses illégales

  3. Une monnaie basée sur des algorithmes complexes qui consomment beaucoup d'énergie

  4. Une monnaie électronique décentralisée

La musique

Return null par Daniel Botista (album Cocktail Eleven)

https://play.dogmazic.net/#song.php?action=show_song&song_id=50843

Licence CC BY-SA

Le générique

Near death experience par Marker beacon (album Dead frequencies),

http://www.markerbeacon.org/?page_id=71

Licence CC BY-SA

Enregistrement

Émission enregistrée le 30 septembre 2019 dans les locaux de Graf'hit.

Introduction à la monnaie libre

Graf'hit 94.9FM

Introduction : Pourquoi le concept de monnaie libre ?

Ça n'aura sans doute pas échappé à certains d'entre vous, mais le système monétaire et financier actuel, en plus d'être extrêmement complexe et sans doute impossible à saisir dans sa globalité, est générateur de méfiance - certaines mauvaises langues parlent même d'inégalités. On observe bien que la répartition de la monnaie est très déséquilibrée, et que l'écart entre très riches et très pauvres est gigantesque. Répondre exhaustivement à cette question est évidemment impossible, mais on peut tout de même se focaliser sur un point en particulier : comment fonctionne la création monétaire actuelle ? D'où vient l'argent qui circule ? Et bien, aujourd'hui, moins de 10% de la monnaie en circulation est sous forme de billets et de pièces, qui sont émis par les banques centrales, et plus de 90% est dite scripturale, c'est-à-dire la somme qui est inscrite sur votre compte en banque, ou sur le compte en banque de l'état français. Mais si cette somme ne correspond pas du tout à une réserve d'or ou à une montagne de billets dans le monde réel, d'où vient-elle ? Et bien elle est créée, comme l'essentiel de la monnaie aujourd'hui, par la dette. C'est pour cela que par la suite, on parlera de l'Euro ou du Dollar comme des "monnaie-dette".

Mais qu'est ce que ça veut dire concrètement ? En gros, les banques commerciales ont l'autorisation de "créer" de l'argent, ou pour dire autrement, de prêter de l'argent qu'elles n'ont pas. Lorsqu'une banque prête de l'argent à un état, elle ouvre le robinet, la baignoire se remplit. Au fur et à mesure que l'état rembourse cet argent, la baignoire se vide petit à petit, jusqu'à l'être complètement : on revient à l'équilibre. Or, on oublie ici que les banques demandent des intérêts sur cet argent. C'est le paradoxe des intérêts manquants ; il faudra alors qu'un autre crédit soit contracté afin de pouvoir rembourser les intérêts du premier, etc. En France, chaque année, on rembourse seulement une partie des intérêts de la dette publique ; ils s'élevaient à 46 milliards d'euros en 2013 tandis que la dette elle-même avait dépassé les 2.000 milliards ; elle ne sera bien évidemment jamais remboursée. Dans ce cadre, où il faut sans cesse contracter de nouveaux crédits pour rembourser les intérêts de l'ancien, il n'est pas étonnant que l'appel à la croissance continue, et l'on sait aujourd'hui que cela pose de nombreux problèmes, par exemple au niveau du développement durable... mais je m'égare, revenons à nos moutons.

La morale de cette petite histoire, c'est que la création monétaire est bien moins "sérieuse" qu'on ne pourrait le croire, et que les banques ont légalement le droit de faire à peu près tout et n'importe quoi, sans que les citoyens ne puissent intervenir ou donner leur avis. En ce sens, nous sommes dépossédés de notre monnaie, et n'avons que de très faibles axes de manoeuvre.

Suite à ce constat, certaines personnes ont proposé de considérer la monnaie comme un Commun, au même titre que les logiciels libres dont on parle souvent dans cette émission. Pour rappel, un commun est une ressource partagée, gérée, et maintenue collectivement par une communauté ; celle-ci établit des règles dans le but de préserver et pérenniser cette ressource tout en fournissant la possibilité le droit de l'utiliser par tous. Il faudrait donc que la création monétaire soit l'affaire de tous ?

C'est ce que propose Stéphane Laborde dans sa Théorie Relative de la Monnaie, dont on aura l'occasion de reparler dans la suite de l'émission. En simplifiant à l'extrême, cette théorie propose une solution mathématique aux inégalités induite par la création monétaire actuelle, en garantissant en particulier :

Qu'aucun individu n'est privilégié par rapport à un autre, face à la création monétaire, à un instant t

Qu'aucun individu n'est privilégié par rapport à un autre parce qu'il est arrivé "plus tôt" dans la monnaie

Que chaque individu participe directement à la création monétaire ; en d'autres termes, chaque individu co-créée la monnaie

Ainsi, la création monétaire devient une affaire de citoyens et non de grandes structures ; elle est décentralisée et respecte les principes d'équité. Une telle monnaie est appelée monnaie libre - on y vient enfin - et c'est bien de monnaie libre dont on va discuter dans le reste de l'émission.

L'interview

Adrien, LeBrice et Nicole et Jérémy, utilisateurs de la monnaie libre Ğ1, ont été interviewés par Rémi lors d'un Apéro Monnaie Libre à Paris en juin 2019.

L'échange

  • Qu'est ce qu'une monnaie libre ? Qu'est ce que la Ğ1 ?

  • C'est bien gentil, mais qu'est ce qu'on peut acheter avec ce truc ?

  • Pourquoi ne pas utiliser le Bitcoin ? J'ai entendu dire que c'était une monnaie décentralisée, sécurisée, qu'on pouvait la "miner" soi-même...

  • Et concrètement, si j'ai envie de faire partie de la G1, comment je fais ?

Le quiz

Si j'utilise une monnaie libre comme la G1, alors :

  1. Je ne suis pas désavantagé par rapport à une personne qui utilise la monnaie depuis plusieurs années

  2. Le Dividende Universel me permet de me procurer le "minimum vital"

  3. Mes transactions sont plus sécurisées

  4. Personne ne peut décider de changer arbitrairement la quantité de monnaie en circulation

Indice : Il y a deux bonnes réponses...

La musique

One Gets The Money par Guarapita (groupe auto-produit)

https://play.dogmazic.net/#song.php?action=show_song&song_id=1961

Licence CC BY-SA

Le générique

Near death experience par Marker beacon (album Dead frequencies),

http://www.markerbeacon.org/?page_id=71

Licence CC BY-SA

Enregistrement

Émission enregistrée le 16 septembre 2019 dans les locaux de Graf'hit.

Culture libre

Graf'hit 94.9FM

L'interview

Yann Kervran, auteur et éditeur chez Framabook

  • Yann, tu es auteur et éditeur chez Framabook, un éditeur associatif de livres sous licence libre. Ça veut dire quoi un livre sous licence libre ?

  • Le travail des éditeurs est bénévole, et ensuite les livres sous licence libre peuvent être librement copiés et redistribués par tout à chacun, quelle est la motivation des éditeurs bénévoles ? Des auteurs ?

  • Est-ce que tu peux nous décrire en quelques mots le processus d'édition chez Framabook. Une fois qu'un manuscrit est accepté par le comité éditorial, un éditeur travaille avec l'auteur ? C'est quoi son travail ? Cela représente un gros boulot ou c'est juste corriger les fautes d'orthographe ?

  • Chez Framabook, on trouve des livres sur le libre (par exemple "Richard Stallman et la révolution du logiciel libre" ou "Un monde sans copyright et sans monopole", évidemment, des livres d'informatique (sur Libreoffice par exemple, la suite bureautique libre alternative à celle de Microsoft), mais on trouve aussi des BD (Grisebouille permet de rigoler tout en consolidant sa culture numérique)... mais il parait qu'on trouve aussi des romans, et même des romans historiques ?

L'échange

  • Pourquoi la culture libre est-elle importante ?

  • Quels sont les principes d'une d'une licence de culture libre ? L'exemple de la Licence Art Libre et de la Copyheart.

  • On explore quelques exemples : un film des Yes Men, les peintures de Gween Seemel, les livres audio de Sualtam, les BD de David Revoy, un documentaire de Datagueule, la musique de Dogmazic...

Le quiz

Vous venez d'enregistrer le premier morceau de votre groupe de musique, et vous avez très envie qu'un maximum de personnes le découvre. Vous avez entendu parler de culture libre, et le concept vous a semblé correspondre à ce que vous cherchez à faire.

Pour faire de votre œuvre une œuvre de culture libre vous devez :

  1. Demander l'autorisation à un éditeur de musique libre d'accepter votre morceau

  2. Publier votre musique sur des réseaux sociaux en demandant aux utilisateurs de vous demander l'autorisation pour réutiliser votre musique

  3. Publier sur le web votre morceau en y ajoutant une mention comprenant votre nom d'auteur, la licence libre que vous voulez utiliser et un lien vers la licence

La musique

Mint Tea par Azthma (extrait de l'album Via Domitia)

https://play.dogmazic.net

Licence CC BY-NC-ND

Le générique

Near death experience par Marker beacon (album Dead frequencies),

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Licence CC BY-SA

Enregistrement

Émission enregistrée le 9 septembre 2019 dans les locaux de Graf'hit.

L'éducation populaire et le libre

Graf'hit 94.9FM

« Ce serait peut-être l'une des plus grandes opportunités manquées de notre époque si le logiciel libre ne libérait rien d'autre que du code ». Cette phrase, est issue du documentaire "The Code", et est aussi la devise de l'association d'éducation populaire Framasoft, dont on va reparler dans un instant. Cette phrase sonne comme une invitation. Une invitation à nous pencher sur le pouvoir émancipateur du logiciel libre, et sur le défi qui nous est posé à nous, acteurs et actrices du libre, de partager avec le plus grand nombre la capacité à être autonome dans notre environnement numérique. Ce défi d'émancipation, c'est un enjeu d'éducation populaire au numérique libre et ouvert.

L'interview

Pascal Gascoin, chargé de la mission « Libre, Éducation Nouvelle » des Ceméa (Centres d'Entraînement aux Méthodes d'Education Active)

  • Pascal, tu nous parles actuellement depuis le Ceméa de l'île de la Réunion, est-ce que tu peux nous présenter en quelques mots la mission des Ceméa en métropole et en outre-mer, et nous parler des actions d'éducation populaire que tu mets en place ?

  • Tu portes une mission nationale qui s'appelle « Libre, Éducation Nouvelle ». Est-ce que tu peux nous expliquer ce qui t'a donné envie de créer cette mission ?

  • Ce mercredi 5 juin, tu as participé au lancement de la plate-forme Bertel Numérique, qui regroupe des outils libres au service des associations. C'est l'aboutissement d'un travail que tu mènes depuis plusieurs années, est-ce que tu veux bien nous raconter cette épopée ?

L'échange

  • « Le principe de l'éducation populaire, c'est de promouvoir, en dehors du système d'enseignement traditionnel, une éducation visant la transformation et le progrès social ».

    Une présentation de ce qu'est l'éducation populaire à travers quelques exemples.

  • L'éducation populaire à Picasoft : participations des rencontres, à la fête de la Science, conférences en lycée, ateliers et formations...

  • Pourquoi est-ce qu'on parle de logiciel libre (versus propriétaire) et d'éducation populaire ? Pourquoi c'est important pour les citoyen de se rapproprier ce débat ? Ça a à voir avec les données personnelles ?

  • La question du logiciel libre, ce n'est pas qu'un problème d'informaticiens ? Ça n'est pas qu'une question de code ? On pense à l'UTC qu'une question technique a toujours à voir avec des questions humaines, sociétales, c'est le cas ici ?

Le quiz

Par opposition à la figure du "maître explicateur", qui transmet le savoir qu'il possède à ses élèves en maintenant une relation de domination intellectuelle, quel nouveau maître propose le professeur de français Joseph Jacotot au XIXe sicèle, afin d'instaurer une pédagogie plus émancipatrice ? (Indice : ceci est décrit dans un ouvrage du philosophe Jacques Rancière)

  • Le maître élève

  • Le maître ignorant

  • Le maître sympa

  • Le maître absent

Le générique

Near death experience par Marker beacon (album Dead frequencies),

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Licence CC BY-SA

Enregistrement

Émission enregistrée le 7 juin 2019 dans les locaux de Graf'hit.

Funkwhale, comment la décentralisation et la fédération permettent la création

Graf'hit 94.9FM

L'interview

Eliot Berriot

  • D'où t'es venue l'idée de ce projet ? Pourquoi ne pas juste utiliser d'autres plates-formes existantes comme Deezer ou Spotify par exemple ?

  • Au début tu étais tout seul sur le projet, comment as-tu réussi à te motiver à faire tout ça, sur ton temps libre en plus ?

  • Aujourd'hui la communauté de contributeurs est devenue assez grande, il y a une soixantaine de développeurs, plus des designers, des traducteurs etc... Comment faire pour gérer tout ça ? Je crois que vous avez beaucoup discuté autour des aspects de gouvernance du projet...

  • Par rapport à la fédération, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ce protocole ActivityPub et ses usages ?

  • Faire des choses libres et gratuites c'est beau, mais il faut quand même payer un loyer à la fin du mois non ? Comment tu fais pour avoir des rentrés d'argent ? Plus généralement, comment on peut gagner sa vie en faisant des choses gratuites ?

L'échange

  • ActivityPub et des différents services

  • Qu'est-ce qu'un protocole ?

  • Une recommandation W3C

  • La fédération, en quoi ça s'articule avec le sujet de la décentralisation ?

  • Techniquement, ActivityPub fournit à chaque utilisateur une sorte de boîte de réception et de boîte d'envoi : chaque activité est envoyée dans les boîtes de réception des personnes qui nous suivent, et inversement.

  • ActivityPub est donc un protocole extrêmement général, puisqu'il fonctionne pour n'importe quelle publication de contenu : l'audio, avec Funkwhale, mais aussi le microblogging (e.g. Mastodon, Pleroma, GnuSocial...), les images (e.g. PixelFed), la vidéo (e.g. PeerTube), les fichiers (NextCloud), les blogs, (Plume, joinplu.me), les événements (Mobilizon)...

    Du moment qu'il y a publication de contenu, techniquement, ce protocole ouvert et interopérable permet donc de mettre en commun.

  • Notion de fediverse.

  • Souveraineté vis-à-vis du contenu que l'on a créé : l'accès au contenu, son intégrité, sa disponibilité etc dépendent des instances locales, libres et donc gérées de manière transparente, par opposition aux plates-formes qui concentrent ces pouvoirs et le font de manière opaque.

  • Problème de la dépendance des fournisseurs de contenu aux politiques de rémunération et de confidentialité des plates-formes (qui peuvent évoluer arbitrairement). Avec les médias décentralisés, on peut choisir l'instance sur laquelle on souhaite publier du contenu en fonction de ses CGU .

  • Enjeu du traitement effectué sur le contenu : on ne décide pas de ce qui est valorisé par les algorithmes des plates-formes centralisées. Sur des plates-formes décentralisées et libres, la transparence permet de savoir comment les contenus sont mis en avant, et la multitude des instances permet de choisir ce qui nous convient le mieux.

  • Et la censure ?

  • Pour l'utilisateur : passage d'un rôle confortable (et dépendant) de consommateur de contenu à un rôle plus libre (et responsable) de créateur de contenu ou de participant à sa diffusion (logique P2P)

  • La créativité est encouragée par :

    • ce changement de posture (donc de comportement) des utilisateurs, qui sont incités à participer davantage à la production et au partage de contenu culturel/artistique

    • de nouvelles pratiques, grâce aux communications entre services membres de Fediverse, rendues possibles par le protocole commun ActivityPub

  • A terme, les médias décentralisés pourraient changer la manière dont est valorisé le contenu culturel sur le web.

Le quiz

On parle beaucoup de vie privée et de protection des données dans cette émission. Mais on a aussi dit qu'avec ActivityPub, tout le monde pouvait se connecter avec d'autres personnes et suivre son activité.

Alors est-ce-que dans une fédération, est-ce-que :

  1. Tous les contenus sont publics dès lors qu'ils sont publiés

  2. Chaque instance choisit l'audience des contenus de ses membres

  3. Chaque membre choisit directement l'audience de son contenu

La musique

Le générique

Near death experience par Marker beacon (album Dead frequencies),

http://www.markerbeacon.org/?page_id=71

Licence CC BY-SA

Enregistrement

Émission enregistrée le 15 juin 2019 dans les locaux de Graf'hit.

La redécentralisation du web

Graf'hit 94.9FM

L'interview

Hervé Le Crosnier, C&F Éditions

  • Peux-tu te présenter en quelques mots, ainsi que ta maison d'édition C&F Éditions, qui propose de nombreux essais sur la culture numérique, le fonctionnement d'Internet, la question des libertés informatiques, les communs...

    On peut citer : "L’appétit des géants" d'Olivier Ertzscheid, "Surveillance" de Tristan Nitot, ou "Cyberstructure" de Stéphane Bortzmeyer, des auteurs qu'on essaiera d'inviter dans la voix est libre.

  • On souhaiterait que tu nous parles un peu d'un ouvrage qui vient compléter l'histoire d'Internet telle qu'on la connaît : Aux sources de l'utopie numérique de Fred Turner, qui retrace notamment le parcours de Steward Brand. Peut-être pour commencer, tu peux nous présenter Fred Turner et nous rappeler qui est ce Steward Brand, ce n'est pas une figure très connue de l'histoire d'Internet, n'est-ce pas ?

  • La thèse de Fred Turner est que la naissance d'Internet est marquée par la contre-culture, la culture hippie et sa diffusion dans les universités américaines. On peut donc faire un parallèle entre le caractère décentralisé par construction d'Internet et le lieu et le temps dans lequel il naît, en 1969, c'est-à-dire un an après mai 68, sur la côte ouest des États Unis, c'est-à-dire un des hauts lieux de la culture hippie.

  • Les livres de C&F sont publiés sous une licence Édition Équitable : tu refuses les DRM et tu proposes que « Le lecteur/lectrice a le droit de faire circuler le document édité au sein de son cercle de proximité (y compris élargi à ses amis proches). Toutefois, cette liberté ne permet pas de rompre l'équilibre et l'équité en diffusant massivement ou à des inconnus ».

    Ça ne fait donc pas tout à fait des livres que tu publies des communs, un concept que tu connais bien. Une licence complètement libre, ça te semble trop risqué du point de vue d'une maison d'édition ?

L'échange

L'échange : Internet, une architecture décentralisée, des services web centralisés, les initiatives de redécentralisation

  • Vous saviez qu'Internet a été inventé par les militaires, mais connaissiez-vous le rôle joué par les hippies ?

  • On parle de redécentralisation du Web, mais aussi de redécentralisation d'Internet. Quelle est la différence entre Internet et le Web ?

  • Une description poétique d'Internet par Philippe Aigrain, un des fondateurs de La Quadrature du net en 2008 : « Au commencement était internet, un réseau de réseaux qui était bête, pour que chacun d'entre nous puisse décider ce qu'il veut en faire »

  • Le Web était tout à fait décentralisé à ses débuts, qu'est ce qui s'est passé alors ?

  • Et quel est le problème avec la centralisation ?

  • Que peut-on faire contre ce pouvoir centralisateur ?

Le quiz

Que signifie le sigle CHATONS ?

La musique

Enregistrement

Émission enregistrée le 3 juin 2019 dans les locaux de Graf'hit.

OpenStreetMap, s'approprier son territoire

Graf'hit 94.9FM

L'interview

Cédric Frayssinet

  • Tu viens de donner une interview au journal en ligne Linuxfr (linuxfr.org) qui te présente comme un contributeur à OpenStreetMap : c'est quoi OpenStreetMap ? et, ça veut dire quoi que tu en es contributeur ?

  • OpenStreetMap c'est une sorte de Wikipédia de la cartographie, chacun peut y ajouter des précisions quand aux territoires qu'il parcourt ou qu'il connaît. Est-ce qu'on peut préciser cela par quelques exemples concrets ? Par exemple je peux ajouter mon restorant préféré, l'adresse d'un super libraire, l'endroit où se trouve les locaux de Graf'hit ? On peut mettre ce qu'on veut ? On a besoin de quoi pour le faire ?

  • Bon, tout ça c'est sympa, mais on a déjà Google Maps, alors ça apporte quoi de plus ?

  • Je crois que tu proposes des animations autour d'OpenStreetMap pour apprendre à le faire connaître, tu nous donnes quelques conseils qu'on pourrait suivre à Picasoft ?

L'échange

  • Est-ce qu'on peut refaire un point rapide sur ce à quoi sert OpenStreetMap pour les citoyens ? Trouver des endroits ? Des points of interest ? Des itinéraires ? Préparer des randonnées ? des trajets en voiture ?

  • Reparlons contribution, pour poursuivre un peu la présentation que nous a faite Cédric, comment chacun fait-il pour contribuer ? Il suffit de se créer un compte en ligne ? Il y a des applis sur smartphone ?

  • On en a déjà parlé mais c'est une question centrale, je voudrais qu'on revienne un peu sur Google Maps et OpenStreetMap. On a vu qu'il y avait plein de choses dans OpenStreetMap qu'il n'y avait pas de dans Google Maps, mais tout de même, Google Maps, c'est gratuit, est-ce que ça ne veut pas dire que c'est libre ? À quoi ça sert d'avoir des données de cartographie libre ?

    • Gratuit ne signifie pas libre

    • Google Maps n'est pas gratuit

    • La question peut-être la plus importante, c'est celle de la sélection par les algorithmes de Google, des filtres de recherche sur Google Maps

    • ...

  • Il y a un écosystème autour de OpenStreetMap, qui se développe de plus en plus, comme pour les logiciels libres en général, on peut s'attendre à ce que ça deviennent aussi voire plus performant que les approches propriétaires : uMap, Fieldpapers.org, Humanitarian OpenStreetMap Team, F4 Map, OpenLevelUp!, StreetComplete...

  • À propos des systèmes de guidage par GPS, il y a des solutions, n'est ce pas, comme OsmAnd ? on peut en citer, même si elles sont aujourd'hui globalement moins puissantes que Waze par exemple, ce sont tout de même des alternatives crédibles ?

Atelier OpenStreetMap

Le 15 juin 2019 à 14 heures, Salle Annexe 4, rue de la surveillance à Compiègne

Le quiz

Quelle est la distance de l'itinéraire à pied entre le théâtre impérial de Compiègne et l'Université de Technologie de Compiègne (centre Benjamin Franklin) ?

La musique

Dumaya par Hicham Chahidi

https://www.musicscreen.be

Enregistrement

Émission enregistrée le 24 mai 2019 dans les locaux de Graf'hit.

Firefox, un navigateur web libre

Graf'hit 94.9FM

L'interview

Fabien Cazenave aka Kazé

  • L'histoire de Firefox remonte au navigateur Netscape puis à la création de Mozilla Europe, au début des années 2000, je crois que tu étais de cette aventure avec des gens comme Tristan Nitot ou Daniel Glazman. C'était une poignée de gaulois qui voulaient résister à l'hégémonie du navigateur de Microsoft de l'époque, Internet Explorer ?

  • Ça a bien fonctionné, Firefox a atteint autour de 2010 environ un tiers de parts de marché, presque égalité avec IE, et puis sont arrivés Google et les Smartphones : Chrome est à deux tiers de parts de marché et Firefox est sous la barre des 10%. Est-ce que selon toi on est de nouveau dans une situation de quasi-hégémonie ? Est-ce que ça pose les mêmes problèmes ?

  • Pourquoi, alors que Mozilla défend le respect de la vie privée et propose une alternative à Google Chrome, on trouve Google comme moteur de recherche par défaut sur Firefox ? Je crois que c'est historique...

  • Quelles-sont tes extensions Firefox favorites ?

L'échange

  • Un navigateur web est un client HTTP et un moteur de rendu HTML. Qu'est ce que HTTP ? Qu'est-ce que HTML ?

  • Tous les navigateurs parlent les mêmes langages, grâce à un organisme de standardisation, le W3C. Comment les éditeurs font-ils pour se mettre d'accord ?

  • En quoi l'hégémonie de Google Chrome est-elle un problème ? Est-ce que c'est un logiciel libre ou pas ? La version libre Chromium et le moteur de rendu libre de Google, Blink, posent-ils également problème ?

  • Qu'est ce que ça change de taper directement une adresse web dans la barre du navigateur, comme picasoft.net ou mozilla.org ou de d'abord faire une recherche, en passant par un serveur de recherche donc, comme Google Search, Qwant ou Duckduckgo ?

Le quiz

Si je consulte une adresse qui utilise le protocole HTTPS (elle commence par https:// plutôt que http://) alors :

  • La communication est sécurisée : les informations échangées entre le navigateur et le site web consulté sont chiffrées.

  • La communication est privée : pour consulter le site web, il a été nécessaire de préalablement entrer un mot de passe.

  • La communication est publique : le S ne change rien, tout le monde peut toujours tout lire sur Internet.

  • La communication est libérée : les serveurs ne peuvent plus exploiter nos informations personnelles.

Les liens

Enregistrement

Émission enregistrée le 17 mai 2019 dans les locaux de Graf'hit.

Des services web alternatifs

Graf'hit 94.9FM

L'interview

Frédéric Urbain de Framasoft

  • Le numérique envahit notre société, on est tous conscients de ce ça aujourd'hui. J'ai entendu Framasoft dire qu'elle voulait être un globule rouge dans ce contexte, ça veut dire quoi pour toi être un globule rouge ?

  • Parmi toutes vos actions, il y a une trentaine de services web qui sont proposés gratuitement à tout le monde. Ils permettent de faire à peu près la même chose qu'avec les services de Google (par exemple), de l'édition de texte collaborative, de la cartographie, des discussions en ligne... Quels sont tes services préférés parmi ceux proposés par Framasoft ?

  • On réalise aujourd'hui que l'économie des géants du Web (Google, Facebook...) passe très largement par la captation de données, notamment à des fins publicitaires et que ça pose des problèmes de respect de la vie privée (entre autres). À Framasoft vous ne collectez pas de données, vous ne vendez pas de pub. Je crois que vous avez quelques milliers d'utilisateurs quand même, non ? Alors, vous faites comment pour financer vos services, avec de l'amour et de l'eau fraîche ?

  • On a intitulé notre émission "La voix est libre" (avec un x), tu penses qu'on devrait reverser des droits d'auteur à Framasoft ?

L'échange

  • Qu'est ce qu'un serveur ?

  • Pourquoi a-t-on besoin de services web alternatifs, après tout, on a déjà de tas de services gratuits en ligne : ceux de Google Search, Google Map, Google Docs, Doodle, Github, Messenger, Slack... Pourquoi ça ne suffit pas ?

  • Comment on pourrait définir un service libre ?

  • Quels sont les services hébergés par Picasoft ?

Le quiz

Parmi les mesures suivantes laquelle, promue par l'association Framasoft dans le cadre de sa campagne Degooglisons Internet, permet de lutter contre la centralisation du web ?

  1. Pirater les codes sources des applications des services privés comme Google Search, Skype ou Facebook pour les installer ses ses propres serveurs.

  2. Devenir une grande entreprise française capable de concurrencer Google, Amazon, Facebook, Microsoft et Apple réunis.

  3. Créer un réseau parallèle à Internet où tous les logiciels seraient nécessairement libres.

  4. Proposer des services Web alternatifs afin que chacun puisse avoir plusieurs choix.

La musique

Tracing My Steps par Aussens@iter

http://dig.ccmixter.org/files/tobias_weber/58253

Enregistrement

Émission enregistrée le 10 mai 2019 dans les locaux de Graf'hit.